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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 15:14

Bonjour à tous;

La seizième feuille de Cachan. Avril 2007, le temps d'une visite à Versailles. La prochaine feuille est pour septembre. Bien à vous. NV

Seizième feuille de Cachan.

" Maths spé ATS à Versailles " 

     

  • Avril 2007 –

     

Avril 2007. Versailles, son château, sa classe de " maths spé ATS ". Rencontre. ce mois-ci avec Christel Izac, professeur au lycée Jules Ferry à Versailles

 

Qu’est-ce qu’une math spé ATS  ?

C’est une classe préparatoire aux concours d’entrée en écoles d’ingénieurs (CPGE) pour des étudiants ayant un DUT ou un BTS. Elle s’effectue en un an.

Quelles sont les conditions d’enseignement ?

Les étudiants sont 30 par classe pour les cours, et 15 en travaux dirigés ou en travaux pratiques.

Les matières enseignées sont : Mathématiques (6h cours, 3h TD) , Sciences Physiques (5h cours, 2h TD, 2h TP), Sciences de l’ingénieur( 2h cours, 2h TD, 3h TP) , Français (1h cours, 2h TD), Langues (1h cours,2h TD)

Afin de s’entraîner pour les oraux des concours, les étudiants ont des interrogations orales dans chaque matière.

 

Quelles sont les possibilités de poursuite d’études après une math spé ATS ?

Il est possible d’intégrer plus de 150 écoles.

Voir une liste non exhaustive d’écoles sur le site ATS de Versailles (adresse donnée en fin d’article)

Ce qui peut être intéressant, c’est qu’en passant par l’ATS, un étudiant peut changer de spécialité, ou intégrer une école généraliste.

 

Est-ce que cette formation portée (exclusivement ?) sur la théorie ne pose pas de gros problèmes à ses destinataires qui sont des étudiants issus de filières techniques ?

Cette filière a été créé pour ce type d’étudiants et s’adapte à leur cursus.

Les notions de base sont reprises en début d’année dans toutes les matières.

S’il est vrai que l’objectif est de renforcer la culture scientifique des étudiants de façon à leur permettre de suivre une formation d’ingénieurs, il n’est pas question d’oublier leur vécu technologique.

Cette formation n’est pas exclusivement portée sur la théorie, et en Sciences de l’Ingénieur, par exemple, les TP sont là pour que les étudiants puissent appliquer leurs connaissances sur des systèmes industriels concrets.

Si l’étudiant est prêt à travailler et à suivre les conseils des enseignants, il a toutes les chances de réussir.

 

Pouvez-vous nous présentez le parcours type d’un étudiant issu d’une telle filière ?

Après l’obtention de son DUT ou de son BTS, et son année passée en ATS, l’étudiant intègre une école d’ingénieur où il poursuit sa scolarité avec les étudiants issus des autres classes préparatoire avec la même réussite.

Que se passe-t-il pour un étudiant qui ne réussit pas le concours BTS/DUT/ATS ?

Très rares sont les étudiants qui n’intègrent pas une école d’ingénieurs en fin d’ATS.

Le taux de réussite est de 100% depuis plusieurs années à Versailles.

Et l’ambiance ?

L’ambiance est très conviviale.

Les étudiants ont généralement plus de 20 ans et ont une maturité telle, que s’installe très vite au sein de la promotion une dynamique de travail collectif saine.

Il n’y a pas vraiment de concurrence entre les étudiants d’une même promotion puisque tous ne veulent pas intégrer les mêmes écoles.

En effet, un DUT Génie Civil, un BTS Productique et un DUT GEEI ne vont pas concourir sur les mêmes listes.

Comment s’inscrire ?

Il faut demander un dossier d’inscription au lycée (01 39 20 11 60).

Il sera envoyé au domicile. Il faudra le faire remplir par les enseignants de l’IUT et le renvoyer avant le 1er juin.

Sitographie

http://www.lyc-ferry.ac-versailles.fr/pages/indexpag.html (site du lycée Jules Ferry)

(site du lycée Jules Ferry)

http://cpge.ats.versailles.free.fr/index.htm (site de l’ATS de Versailles)

(site de l’ATS de Versailles)

La Feuille de Cachan prend ses vacances et son envol. Prochaine feuille en septembre 2007, la dix-septième, la première de la troisième année.

prend ses vacances et son envol. Prochaine feuille en septembre 2007, la dix-septième, la première de la troisième année.

Ours

Responsables de la publication : Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

Rédacteur & " Intervieweur ": Norbert Verdier (norbert.verdier@u-psud.fr)

" Interviewée " : Christel Izac (christel.izac@wanadoo.fr)

Comité de rédaction : Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

Imprimée à Le Kremlin Bicêtre, le 30 avril 2007.

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 15:11

Bonjour à tous;

Mars 2007. Le temps des bilans. Qu'est-devenue la promotion précédente ? Bien à vous. NV

Quinzième feuille de Cachan

Bilan de la promotion 2006

     

  • Mars 2007 -
  •  

Mars 2007. Que sont devenus les étudiants diplômés en juillet et septembre 2006 ? Inventorier les différents parcours consiste assez largement à dresser une sorte d’ " inventaire à la Prévert " tant les parcours sont variés à l’issue d’un DUT Geii. NV

 

" Une triperie
deux pierres trois fleurs un oiseau
vingt-deux fossoyeurs un amour
le raton laveur
une madame untel
un citron un pain
un grand rayon de soleil
une lame de fond
un pantalon
une porte avec son paillasson
un Monsieur décoré de la légion d'honneur
le raton laveur […] "

Jacques Prévert, Paroles, 1949.

 

" Ingénieurs " (désigne l'ensemble des étudiants inscrits dans des écoles d'ingénieurs publiques, privées, classiques ou par alternance (reconnues par la Commission des Titres ou alternance).

33

" Etudiant " (désigne ici l'ensemble des étudiants inscrits à l'Université dans des formations non professionnelles (en France ou à l'étranger)).

23

" Technicien spécialisé " (désigne l'ensemble des étudiants inscrits dans des licences professionnelles).

16

" Technicien " (désigne l'ensemble des étudiants qui sont sur le marché de l'emploi (sous contrat CDI, CDD, ou intérimaire).

5

" Divers " (désigne l'ensemble des étudiants ayant opté pour des reprises d’études à Bac + 2 (spé ATS, L2 en universités, etc), ayant pris une année sabbatique, ayant intégré des formations d’ingénieurs non reconnus par la Commission des Titres ou n’ayant pas répondu) .

 

22

Diplômés Geii 1 (Cachan) en 2006.

99

 

Méthodologie de l'enquête

L’analyse porte sur les titulaires du DUT lors de la session 2006. Un questionnaire a été envoyé aux étudiants au cours du troisième trimestre 2005. Une relance a été faite au premier trimestre 2006 suivie d’un appel téléphonique, par Christiane Colonna, au domicile des parents des (trop nombreux) étudiants n'ayant pas donné signe de vie. Danièle Lopes a effectué le même travail pour la promotion par apprentissage.  A l’issue de cette double enquête, nous sommes en mesure de présenter un bilan quasi-exhaustif portant sur 99 diplômés : 88 issus du cycle initial et 11 du cycle par apprentissage.

 

Un bilan

Répartition par catégories de la promotion 2005

Catégorie

Effectif du cycle initial

Effectif de la promotion apprentie

Effectif total de Geii1

Ecole d’Ingénieurs

30

3

33

Universités

10

0

10

A l’étranger

11

2

13

Licence Pro

14

2

16

Marché de l’emploi

3

2

5

Divers

20

0

20

Total

88

11

99

 

Catégorie des ingénieurs

Dans ce décompte, on ne comptabilise pas les écoles privées non reconnues par la Commission des Titres. (aucun nom ne sera donné ici).

- 17 étudiants sont inscrits dans des filières classiques, dans les écoles suivantes : ENIB, ENSAM, ENSEA, ENSIEEHT, ENSERB, ENSSAT, IFIPS Orsay, INSA Rennes, UTC, SUPELEC, etc.

- 9 sont inscrits dans des écoles privées : ECE, EFREI, ESIEE Paris, ISEP, etc.

- 7 sont dans des écoles par alternance : CEFIPA, IFIPS Cachan, IFITEP, Ingé 2000, etc.

 

Pour résumer, un tiers de la promotion de Geii 1 poursuit ses études dans des filières d’ingénieurs toutes filières confondues (hors écoles non reconnues par la Commission des Titres). Ce taux (cachanais) est supérieur –semble-t-il – aux statistiques nationales.

 

Lors de l’enquête " Insertion des titulaires du DUT -années 2001 à 2003 " exposée par Joëlle Maillefert lors du Conseil de l’IUT le jeudi 23 novembre 2006, montre que 28 mois après l’obtention du DUT, environ la moitié des étudiants est inscrite dans des écoles d’ingénieurs.

 

Erratum : Dans la quatorzième feuille de Cachan (Février 2007), il faut remplacer la phrase " Jadis, on nous réclamait à corps et à cris des éléments de probabilités et statistiques " par " Jadis, on nous réclamait " à corps et à cris " des éléments de probabilités et statistiques ". Il manquait des guillemets à l’expression " à corps et à

cris " qui n’est évidemment pas correcte.

 

 

Ours

Responsables de la publication : Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

Rédacteur & " Intervieweur ": Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

Comité de rédaction : Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

 

 

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 12:06

En Février, nous donnions la parole à quelques anciens pour nous nourrir de leurs remarques. Bien à vous. NV

 

Quatorzième feuille de Cachan.

" La feuille des lamentations

De l’algèbre et de la physique mathématique ! " 

     

  • Février 2007 –

     

 

Un peu d’algèbre linéaire : le déterminant de Alexandre Théophile Vandermonde (1735-1796) [272 ans ce 28 février 2007]

 

 

Février 2007. Les anciens étudiants de l’IUT sont presque toujours très reconnaissants de leur passage dans nos murs. Mais –ne parlant que des trains qui n’arrivent pas à l’heure - nous allons nous focaliser là où le bât blesse. Florilège d’insatisfactions.

 

De l’algèbre  ?

 

" Les mathématiques de poursuite d’études (N.V.) sont indispensables, mais je pense qu’il faudrait peut-être introduire de l’algèbre matriciel (valeurs propres, vecteurs propres) et quelques outils pour la physique : grad, div, rot, Δ  "

Mathieu B. (DUT 2006) (IFIPS Orsay)

 

Encore de l’algèbre ?

" Pourquoi le programme de Maths de l’IUT n’inclut pas les matrices, indispensables pr la poursuite d’études ? "

Laurent C. (DUT 2006) (ISEP, Paris)

 

Toujours de l’algèbre ?

 

" Cependant j’ai un seul regret quant à l’étude des matrices à l’IUT qui n’a pas été réalisé et qui est utile pour la poursuite d’étude "

" Cependant j’ai un seul regret quant à l’étude des matrices à l’IUT qui n’a pas été réalisé et qui est utile pour la poursuite d’étude "

Clément B. (DUT 2006) (ESME Sudria, Paris)

 

Algèbre for ever !

" on me tient pour acquis certaines notions dont je n’ai eu aucun cours (ex : matrices, espace - vectoriel …) là ou d’autres IUT oui "

" on me tient pour acquis certaines notions dont je n’ai eu aucun cours (ex : matrices, espace - vectoriel …) là ou d’autres IUT oui "

Stéphane B. (DUT 2005) (ENSSAT, Lannion)

 

Un peu de physique

 

" L’électromagnétisme devrait être abordé pour les personnes souhaitant après leur DUT faire une école d’ingénieur car il s’agit d’un pôle important en école d’ingénieurs. De même pour tout ce qui se rapporte à la physique (Relativité de Galilée et restreinte, physique quantique). "

" L’électromagnétisme devrait être abordé pour les personnes souhaitant après leur DUT faire une école d’ingénieur car il s’agit d’un pôle important en école d’ingénieurs. De même pour tout ce qui se rapporte à la physique (Relativité de Galilée et restreinte, physique quantique). "

Pascal U. (DUT 2006) (ISEP, Paris).

Un peu plus

" Vis à vis des suggestions, d’un point de vue pédagogique, je crois qu’il ne serait pas inutile d’avoir plus de cours en ce qui concerne l’électromagnétisme (si possible ) "

" Vis à vis des suggestions, d’un point de vue pédagogique, je crois qu’il ne serait pas inutile d’avoir plus de cours en ce qui concerne l’électromagnétisme (si possible ) "

Mathieu A. (DUT 2005) (ENIB, Brest)

Beaucoup plus

" je pense qu’en fin d’année l’IUT devrait proposer des cours d’électromagnétisme, d’onde en plus du cours d’optique. "

" je pense qu’en fin d’année l’IUT devrait proposer des cours d’électromagnétisme, d’onde en plus du cours d’optique. "

Mohammed. B. (DUT 2005) (IFIPS Orsay)

Physique for ever !

" Je pense qu’il serait utile d’intégrer à l’IUT un cours de physique atomique, car pour les cours de physique en école d’ingénieur, il n’y a pas de problèmes au niveau mathématiques par contre il y a d’assez grandes difficultés au niveau de la visualisation et de la compréhension. "

Jérôme L. (DUT 2005) (ENSEEIHT, Toulouse)

Eléments de réponse

En principe le cours de mathématiques de S3 (Fonctions de plusieurs variables) associé au cours de poursuite d’études (Compléments d’intégrations) permet d’aborder le cours de physique en école d’ingénieurs. Jadis, on nous réclamait à corps et à cris des éléments de probabilités et statistiques. Désormais ce cours est initialisé à l’IUT. Il est vrai qu’on a sacrifié (à mon grand dam) le cours d’algèbre. Il est effectivement indispensable à 10 % de la promotion. L’année prochaine, j’essaierai d’introduire un enseignement optionnel (sous une forme très particulière); cette année je distribuerai un fascicule permettant une initiation à l’algèbre linéaire. De toutes façons, l’apprentissage de l’algèbre et de la physique mathématique passe, assez inévitablement, par une phase " de larmes et de sueurs ". Mais n’enfante –t-on pas toujours dans la douleur ? (NV)

 

Ours

Responsables de la publication : Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

Rédacteur & " Intervieweur ": Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

Comité de rédaction : Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

 

Imprimée à Le Kremlin Bicêtre, le 28 février 2007.

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 12:03

Janvier 2007, nous allions à Rennes, à l'INSA avec Hélène Haing. Bien  à vous. NV

 

Treizième feuille de Cachan.

" Cap à l’ouest, à l’INSA Rennes

avec Hélène Haing (DUT 2006) " 

     

  • Janvier 2007 –

     

 

 

Janvier 2007. D’abord des vœux. Puisse 2007 vous apporter tout ce que vous attendez d’elle. Cap à l’ouest, à l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Rennes, avec Hélène Haing (DUT 2006).

 

Comment entre-t-on à l’INSA de Rennes  ?

 

On entre sur dossier. L’IUT présente un certain nombre de candidats appuyés pour cette poursuite d’études . L’examen des dossiers est centralisé à Lyon. Les dossiers sont ensuite réparties entre les différents INSA. Celui de Rennes est, par ses options, particulièrement bien adapté aux ex-DUT Geii. Ensuite, on subit un entretien. Tout d’abord, on doit remplir un questionnaire concernant le métier d’ingénieur, nos expériences professionnelles , nos activités extra - scolaires, pourquoi avoir choisi l’INSA, notre projet professionnel …

Ensuite, on passe un entretien devant trois personnes, dont un psychologue, une personne de l’INSA et un ingénieur INSA pendant 50 minutes environ. Durant l’entretien, on discute sur le questionnaire rempli précédemment.

 

Et ensuite ?

 

Cette année la concurrence était rude pour intégrer l’INSA de Rennes, car il y avait 116 candidats pour normalement 11 places ; ils ont accepté 2 personnes de plus, donc on est 13 entrants sur 50, c’est-à-dire 13 personnes ayant effectué les deux premières d’années d’enseignement supérieur ailleurs qu’à l’INSA (IUT, etc). Les 37 autres sortent de l’INSA où ils ont effectué les deux premières années (la classe préparatoire intégrée à l’INSA). En ce qui me concerne, je suis en Electronique et Systèmes de communication.

 

Et maintenant ?

 

Cette année, l’INSA a appliqué la réforme LMD, ce qui a provoqué beaucoup de changement dans notre programme. En effet, les cours vont très vite, et on n’a pas le temps de tout assimiler. L’emploi du temps est assez souple, mais on a beaucoup de travail personnel (entre la préparation des TP, les comptes rendus à exiger, les partiels à réviser, … Les semaines sont bien chargées). Je parle pour le cas d’une personne provenant d’un DUT, car les " insaliens pures souches " (prépa intégrée) ont plus de facilité que nous. Après deux mois et demi de cours, je trouve que c’est très dur, mais en venant d’un DUT je savais que cela n’allait pas être simple, donc je m’accroche et j’espère que tout ira bien. Sinon, la vie à l’INSA est très bien, le campus est très grand, il y a beaucoup d’activités sportives, d’associations intéressantes, …

 

Y-a-t-il d’autres anciens étudiants de Cachan à l’INSA Rennes ?

 

A l'INSA de Rennes, il y a plusieurs élèves de l'IUT de Cachan : Guillaume DUPUIS est en Electronique et Informatique Industrielle. Il y a Franck POIRIER et Yvan CHAUVET, ils sont actuellement en 4e année dans la même option que moi (Electronique et Systèmes de Communications (ESC)). Sinon, dans ma promotion, il y a aussi Maxime MUGARD qui est en ESC, il éprouve beaucoup de difficultés, mais il s'accroche.

Sitographie :

http://www.insa-rennes.fr/

 

 

Ours

Responsables de la publication : Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

Rédacteur & " Intervieweur ": Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

Comité de rédaction : Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

" Interviewée " : helene.haing@gmail.com

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 11:46

Bonjour à tous;

En décembre, nous rendions visite à l'Ecole des Arts et Métiers grâce à Nadim Akial. Bien à vous. NV

 

 

Douzième feuille de Cachan.

" De Vitry aux Arts et Métiers avec Nadim Akial " 

     

  • Décembre 2006 –

     

 

Décembre 2006. Cap sur l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers (ENSAM). Une grande école soucieuse de ses traditions qui accueille sur concours certains de nos anciens étudiants. Rencontre avec un " Gadzart " : Nadim Akial.

Présentez-nous brièvement votre parcours avant l’IUT ?

J’habite la ville de Vitry sur Seine et j’y ai passé toute ma scolarité. J’ai obtenu un bac STI option Génie électronique avec la mention bien, au lycée Adolphe Chérioux ce qui m’a permis d’intégrer l’IUT Cachan.

 

Pendant l’IUT ?

Ma scolarité s’est très bien passée à l’IUT malgré des débuts plutôt difficiles en mathématiques. Il a donc fallu travailler beaucoup plus pour pouvoir passer en deuxième année. J’aime vraiment les matières qu’on y enseigne et je n’ai pas trop été dépaysé en venant d’un bac STI électronique. La deuxième année a été plus intéressante car le travail est effectué de manière plus autonome avec de nombreux projets, ce qui m’a appris à mieux gérer mon temps. J’y ai rencontré un grand nombre de personnes venant d’autres horizons que les miens et avec qui je garde toujours des contacts.

 

Comment intègre-t-on l’ENSAM ?

L’ENSAM est une école qui recrute uniquement sur concours. Cette école est accessible si on travaille régulièrement et surtout si on réussit bien l’entretien de motivation. Lors de celui ci, on demande à l’étudiant s’il lit et quelle lecture en particulier (ce n’est pas toujours le cas chez les étudiants de filières techniques). De plus, on discute aussi de sujet d’actualité, donc il faut s’y intéresser. L’ENSAM accorde un grand coefficient pour l‘admission à cet entretien et au dossier (le sérieux et l’assiduité sont recommandés), voilà pourquoi j’en parle beaucoup.

 

Quelles sont vos impressions d’entrée ?

A mon arrivée, je n’avais qu’une seule inquiétude : ne pas être à la hauteur de la réputation de cette école!  Mais les nouveaux étudiants sont immédiatement parrainés par ceux de deuxième année et ceci aide beaucoup à relativiser et à mieux appréhender la suite des événements. On nous montre le fonctionnement de l’école et le principe de solidarité qui règne entre tous les étudiants, même de différentes promotions et l’entraide au niveau du travail. On nous propose une multitude de clubs d’activités extra scolaires (sports, culture…), et il y a même la possibilité pour chacun de créer son propre club. Tout ceci montre que cette école fonctionne comme une grande famille et c’est là ma première impression.

 

Est-ce que le bizutage (l’usinage) qui défraie souvent la chronique existe encore à l’ENSAM ?

Il faut savoir que le bizutage est interdit en France depuis 1998 et l’ENSAM s’est conformé à la loi. Cependant il reste encore une période de transmission des traditions de cette école à la fin de laquelle on reçoit le titre de Gadz’art mais on est bien loin du bizutage. Les étudiants ne sont pas obligés de suivre cette transmission et tout est mis en œuvre pour que cela se passe dans de bonnes conditions. Avant d’intégrer, j’appréhendais mais pour l'avoir vécu, je peux dire que les étudiants n’ont pas de soucis à se faire et je pense que le terme de bizutage est inadapté et les descriptions qui sont faites dans les médias ne correspondent pas à la réalité. Cette année l’ENSAM fête son bicentenaire et c’est l’occasion pour cette école de communiquer et améliorer l’image de ses traditions vues de l’extérieur.

 

Selon vous, qu’est ce qui différencie le niveau ingénieur du niveau technicien ?

Bien évidemment les trois années d’études supplémentaires qu’effectue un ingénieur lui confèrent un bagage scientifique et technique supérieur. Il possède aussi un niveau de langue plus élevé car il aura souvent l’occasion d’être mis en relation avec des entreprises étrangères. Mais un bon ingénieur doit aussi savoir gérer des projets importants et donc une équipe (souvent composée de techniciens) ce qui implique une formation en management. En effet il doit savoir prendre des décisions de direction de projet et doit connaître un ensemble de technologies afin de faire des choix. Il sera appelé à occuper un poste très évolutif donc il doit avoir une faculté d’adaptation dans sa carrière plus importante que celle d’un technicien. Ainsi il se formera à des technologies en fonction des projets qui lui seront confiés. Ce qui fait qu'avant qu'un technicien soit en mesure d'avoir une connaissance globale d'un ensemble de technologies, il devra y avoir travaillé dessus, alors que l’ingénieur a (normalement) cette capacité à la sortie de son école.

 

 

Bonnes fêtes de fin d’année, à toutes et à tous.

 

 

Ours

Responsables de la publication : Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

Rédacteur & " Intervieweur ": Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

Comité de rédaction : Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

" Interviewé " : nadim.akial@gmail.com

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 21:50

Bonsoir à tous;

En novembre 2006, la feuille de Cachan s'envolait vers Edinburgh. Bien à vous. NV

Onzième feuille de Cachan.

" Cap sur Edinburgh (Ecosse) "

     

  • Novembre 2006 –

Novembre 2006. Cap sur Edinburgh, capitale de l’Ecosse, du logarithme et des équations de Maxwell ! Regards croisés et variés sur une ville qui accueille déjà des étudiants de Cachan en stage et qui, bientôt,  recevra sans doute des étudiants en poursuite d’études.

Comment présenter Edinburgh ?

Edinburgh est une ville à l’architecture victorienne qui fait partie, avec Oxford et Cambridge, des villes universitaires du Royaume-Uni ayant une très forte tradition scientifique. Deux exemples permettent de saisir l’essence de cette ville où sont nés et les logarithmes et les équations de Maxwell.

Le baron de Merchiston, plus connu sous le nom de Neper ou Napier (bien que de son vivant, il n'ait jamais porté ce dernier nom) publie en 1614, à Edimbourg, un travail au sous titre éloquent : Description des merveilleuses règles des logarithmes et de leur usage dans l'une et l'autre trigonométrie, aussi bien que dans tout calcul mathématique. Avec l'explication la plus large, la plus facile et la plus dégagée de complications. Pourtant Neper n'était pas mathématicien mais s'adonnait, à ses heures perdues, aux mathématiques. Heureux temps, où l'amateur éclairé pouvait faire progresser la science. Riche propriétaire terrien, protestant convaincu, Neper a laissé son nom à une notion mathématique qui s'est avérée capitale : la notion de logarithme néperien. Une notion qui s’appuie sur cette remarque de bon sens : il est plus facile d’additionner que de multiplier des nombres. C’est ce que synthétise la " fameuse " formule : ln ab = ln a + ln b (où a et b représentent des nombres strictement positifs. [Verdier, 2000] Edinburgh est aussi la ville natale de Maxwell, celui par qui est arrivée la théorie unifiée des phénomènes électriques et magnétiques. En formalisant ses lois, Maxwell a donné à la physique mathématique toute sa puissance et son efficacité. Une de ses lois est représentée par la formule : [Non jointe ici]

 

Une formule construite à l’aide de la notion de dérivée partielle (introduites dans le cours de fonctions de plusieurs variables en S3).

En quoi consiste les stages proposés à Edinburgh ?

Chez notre partenaire, Heriot-Watt University – une université dans la proche périphérie de Edinburgh - le projet de fin de 3 ème année commence en même temps que le stage à l’IUT. Les étudiants travaillent par équipe sur un projet dont " le contenu technique a un spectre très large avec aussi bien de la programmation sur PC en langage C, VHDL, microcontrôleur, que fabrication d’une pince par exemple. " [Coste & Spire, 2006]

La 8 ème semaine se termine par un concours qui évalue les équipes, une exposition et une remise de prix. Les 3 meilleures équipes sont financièrement récompensées par une entreprise partenaire. L’an dernier les quatre cachanais formaient une équipe ; ils n’ont pas reçu de prix mais se sont comportés honorablement. A noter que lors de cette 8 ème semaine, on n’évalue pas seulement un contenu technique mais aussi un esprit d’équipe avec des questions qui tuent : " Did you quarrel " ?, " In one sentence or two what was the best and the worst part of the project " ?, etc.

La 9 ème semaine – la dernière – " consiste à rédiger un rapport dont les règles sont également strictement établies dès le départ. " [Ibid.]

Que sont devenus les stagiaires à l’issue de leur stage ?

Les parcours des stagiaires ont été très variés. Sur les quatre étudiants de Geii 1 impliqués, deux poursuivent leurs études à Cachan en licence professionnelle (Laure El Mhadder & Jean Fenouil), Cyril Cipolla poursuit, lui, ses études en école d’ingénieurs à l’IFIPS à Orsay. J’ignore le devenir du quatrième pour la bonne et simple raison qu’il n’a pas encore répondu au questionnaire post-DUT.

En quoi consistent les possibilités de poursuite d’études post DUT à Edinburgh ?

Nos contacts avec la Heriot-Watt University de Edinburgh sont récents (2005). Les études en Ecosse se font en quatre ans alors que dans le reste du Royaume-Uni, elles se font en trois ans. En effet, les étudiants écossais quittent l’enseignement secondaire une année plus tôt. L’an dernier, une mission d’enseignants de Cachan s’est rendue à Edinburgh pour intensifier les relations et pour évaluer si nos étudiants titulaires d’un DUT doivent être intégrés en 3 ème ou en 4 ème année, c’est-à-dire en dernière année. Le professeur John Riley de Heriot-Watt University est prêt à prendre deux étudiants en 4 ème année de Bachelor of Engeneering (B.Eng). Ce serait une expérience intéressante pour des étudiants de la promotion. Nous espérons, dès cette année, intensifier nos relations dans cette direction avec Heriot-Watt University. Qui seront les " heureux " partant pour la ville de Neper, Maxwell et .. Sherlock Holmes ?

 

Bibliographie :

- Coste, Philippe & Spire, Marie-Brunette, " Missions en Grande-Bretagne Edimbourg, Liverpool, Huddersfield et Leicester ", document interne, Geii1, IUT Cachan, 2006.

- Verdier, Norbert, Des logarithmes au logarithme, Tangente Hors Série n°10, 60-63, Novembre 2000.

Erratum :

Dans la dernière feuille, Jérôme Leclère m’avait envoyé la rectification suivante : " il y a une petite erreur, l'école c'est l'ENSEEIHT (Ecole Nationale Supérieure d'Electrotechnique, d'Electronique, d'Informatique, d'Hydraulique et des Télécommunications), pas l'ENSSEIHT. " mais la feuille était déjà publiée.

Annonce :

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Les anciennes feuilles de Cachan sont disponibles sur le blog : norbert.verdier.over-blog.com (dans la rubrique " Feuilles de Cachan ").

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Ours

Responsables de la publication : Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

Rédacteur & " Intervieweur ": Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

Comité de rédaction : Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

" Interviewé " : Ph. Coste, Marie-Brunette Spire, NV.

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 10:26

Bonjour à tous;

La dixième feuille de Cachan s'envolait à Toulouse, "la ville rose". Bien à vous. NV

Dixième feuille de Cachan.

Entretien avec Jérôme Leclère (DUT 2005) :

" Cap sur Toulouse et l’ENSSEIHT "

     

  • Octobre 2006 –

     

 

Octobre 2006. Cap sur Toulouse, la " ville rose ". Une ville tournée vers les technologies avec – entre autres écoles – l’ENSSEIHT. Un ancien étudiant de Cachan y poursuit ses études. L’occasion de faire le point sur son parcours et de profiter de son expérience.

Quel était votre parcours avant d'entrer à l’IUT ?

Plus jeune, j’étais intrigué par tout ce qui concernait les domaines techniques et particulièrement par l’électronique, c’est donc naturellement que je me suis dirigé vers un Bac STI électronique. J’ai passé mon Bac au lycée Langevin Wallon à Champigny sur Marne (94) où l’électronique est en développement puisqu’un BTS dans ce domaine va être créé prochainement. J’ai beaucoup aimé cette période, c’est durant celle-ci que j’ai vraiment commencé à apprécier les cours. Pour la poursuite d’étude, j’ai pris conseil auprès de mes professeurs qui m’ont unanimement conseillé l’IUT de Cachan, qui de leur avis est un IUT qui offre une très bonne formation. Mon niveau me permettait de postuler, j’ai donc tenté ma chance puis intégré ce fameux IUT.

Comment s’est déroulée votre scolarité à l’IUT ?

Le début était assez difficile, pour cause d’adaptation, en général il me faut pas mal de temps avant de m’ouvrir et le trajet quotidien (environ 3h) laissait peu de temps pour le travail. Donc le premier semestre a été assez vide. Le deuxième semestre s’est mieux déroulé, le trajet n’avait pas changé mais il y avait beaucoup d’amélioration au point de vue relationnel. L’année suivante s’est très bien passée, j’étais en colocation avec un autre étudiant de l’IUT, donc plus de problème de trajet, et durant cette année, les cours sont plus " évolués " et il y a plus de projets, et celui de S4 permet vraiment de mettre en application ce qui a été vu et de concevoir quelque chose " tout seul " pour la première fois. Sinon, j’ai particulièrement apprécié les enseignements, je les ai trouvé de très bonne qualité (les enseignants y sont pour beaucoup) et c’est durant ces deux années que j’ai commencé à avoir une réelle ouverture d’esprit sur le monde et que j’ai commencé à vraiment réfléchir à l’avenir.

Comment intègre-t-on l’ENSEEIHT après un DUT ?

L’ENSEEIHT (Ecole Nationale Supérieure d’Electrotechnique, d’Electronique, d’Informatique, d’Hydraulique et des Télécommunications) est une grande école d’ingénieur (la première école spécialiste) et comme la plupart des grandes écoles, elle recrute principalement des personnes issues des CPGE par concours et quelques personnes d’autres formations (IUT, STS, Licence) sur dossier. La sélectivité est très importante, seulement 6 ou 7 étudiants sont acceptés sur toute la France. L’école fait particulièrement attention aux résultats des élèves dans les matières théoriques, i.e. les mathématiques. Pour une personne venant d’un IUT Geii, il est possible d’intégrer la filière Electronique et Traitement du Signal (celle où je suis actuellement) ou la filière Télécommunications & Réseaux.

Comment se passe votre scolarité à Toulouse ?

Comme à l’IUT les débuts ont été difficiles, l’arrivée dans une ville nouvelle où on ne connaît personne est assez dure. Donc le premier semestre a été complètement vide, je n’étais pas plongé dans les cours, j’en ai " profité " (terme sûrement mal choisi) pour visiter un autre monde, celui des mathématiques, j’ai lu plusieurs livres (pas de cours mais plutôt sur les pourquoi et comment et sur l’histoire), dont certains signés de votre main . Ensuite au second semestre, je me suis ressaisi, il a fallu se mettre au travail et très sérieusement, ce semestre a été dur au niveau du rythme et de la quantité de travail mais ça a porté ses fruits, puisque je suis finalement passé en seconde année. Cette année se présente sous de très bons auspices, j’ai retrouvé la motivation et l’" amour " d’apprendre que j’avais auparavant, les cours deviennent plus précis et plus pointus, beaucoup de projets sont prévus, j’ai moi-même un projet personnel en cours. Sinon, je suis très content des enseignements, je trouve qu’ils sont de très bonne qualité, que les enseignants sont très compétents et qu’ils ont vraiment envie de faire partager leur savoir. De plus, l’école est située en plein centre ville (15 min à pied du Capitole), ce qui présente beaucoup d’avantages.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant d'aujourd'hui ?

Je dirai tout d’abord un petit mot sur les langues étrangères. Ce que je vais dire va probablement fortement étonner certaines personnes me connaissant mais je conseillerai à tous les élèves de vraiment travailler les langues étrangères et en particulier l’anglais. D’une part, c’est très utile, par exemple, 99,99% des documentations techniques doivent être en anglais, et si l’on recherche des informations sur un sujet quelconque, il y a beaucoup plus de chances de trouver son bonheur dans la littérature ou sur des pages Web anglo-saxonnes plutôt que francophones. D’autre part, il y a de fortes chances d’être amené à parler en anglais dans un futur travail, surtout dans de grandes sociétés internationales. A ma connaissance, à ce jour tous les étudiants de n'importe quelle école doivent réussir le concours du TOEIC afin d’obtenir leur diplôme d’ingénieur. Et puis, on en a souvent une vision scolaire, il est vrai que l’on reçoit des cours, mais ce ne sont pas des matières, ce sont des langues, donc qui dit langue dit peuple, histoire, culture, etc. Je pense qu’il faut les voir autrement que comme de simples cours. Sinon, je dirai aux étudiants de commencer à réfléchir assez tôt sur ce qu’il souhaite faire, au moins après l’IUT même s’ils n’ont pas encore d’idée fixe sur un travail ou une spécialité et de ne pas se retrouver au dernier moment sans avoir réfléchi sérieusement et faire quelque chose par défaut, plutôt que par envie. Si on n’a pas d’idée, il faut se renseigner, aller dans des salons, demander des avis auprès de professeurs ou d’anciens. Il ne faut pas oublier que cette période est primordiale dans le cours de la vie, c’est elle qui va l’orienter.

Comment envisagez-vous votre carrière professionnelle à moyen terme ?

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas d’idée précise sur un métier, mais je pense avoir trouvé ma spécialité, le traitement du signal. L’école offre beaucoup de possibilités pour la troisième année, je suis en train de réfléchir fortement à la question, j’aimerais bien partir à l’étranger, particulièrement en Suède où l’école à un partenariat avec une très grande université (Chalmers) qui propose un Master très intéressant sur les systèmes de communication et le traitement du signal. J’ai encore un an pour y réfléchir mais j’espère vraiment que je pourrai aller à l’étranger. Et pour la suite, seul l’avenir le dira.

 

Ours

Responsables de la publication : Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

Rédacteur & " Intervieweur ": Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

Comité de rédaction : Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

" Interviewé " : Jérôme Leclère (Jerome.Leclere@etu.enseeiht.fr)

 

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 17:37

Bonjour;

C'était en septembre 2006. En partance pour une balade le long du Saint Laurent, au large de Rimouski. Bien à vous. NV (27/02/06)

 

Neuvième  feuille de Cachan

 

« Samuel Cassou (DUT 2005) :  Le Québec et l’apprentissage des sciences ».

 

-        Septembre  2006  -

 

 

Tous les mois, nous vous proposons un entretien avec un ancien étudiant de l'IUT de Cachan (Les anciennes feuilles sont disponibles sur le blog : http://norbert.verdier.over-blog.com/). Cette feuille de septembre est née en mai 2006 d'une rencontre [1] entre deux étudiants en stage [2] au Canada - Virginie Erdos et Gaël Meriadec - et Samuel Cassou (promotion 2004) qui poursuit ses études à l'Université de Rimouski [3].

 

 

 

Les sciences ont pris une part importante dans le développement industriel des pays. La pédagogie de son apprentissage est en constante évolution car les sciences elles même le sont aussi. Il est donc intéressant de voir comment un même domaine peut être abordé de manière complètement différente.

 

 

Question 1 : Qu’est-ce qui vous a amené au Québec ?

J’ai eu la possibilité et la chance de faire un stage de fin d’étude à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) pour finaliser mon DUT. Je travaillais sur un projet de radiocommunication «UQARSAT» qui consistait à envoyer un nano-satellite dans l’espace. C’est là que j’ai pris la décision de poursuivre mes études au Québec.

 

 

Question 2 : Le système éducatif est-il si différent de la France ?

Au Canada, le cycle scolaire est réparti en 3 écoles : le primaire (de 6 à 11 ans), le secondaire (de 12 à 17 ans), et le Cégep (de 18 à 20 ans). Les études se poursuivent à l’Université et se divisent en deux cycles : le baccalauréat en 3 ans, puis la maîtrise en 2 ans.

 

 

Question 3 : Et en électronique ?

 

Les Baccalauréats dans le Département de Mathématiques, d’Informatique et de Génie (Génie électrique, Génie mécanique et Génie des systèmes électromécaniques) s’effectuent en 4 ans ou 3 ans (informatique) après le Cégep et permettent de devenir ingénieur junior (ingénieur maître en France). Mais pour les étudiants de l’IUT de Cachan, certains cours ont déjà été étudiés, ce qui permet de préparer les diplômes de Génie en trois ans au lieu de quatre.

 

En fait, le nombre de sessions ("semestres" de 4 mois) nécessaires pour parvenir au diplôme dépend beaucoup de nous car prendre autant de cours (matières) que nous le désirons lors d’une session. On obtient 3 crédits par cours et il faut un total de 120 crédits pour obtenir son diplôme d’ingénieur junior. Normalement on prend 4 cours par session, mais il est possible de prendre 5 cours si l'on veut travailler à un rythme soutenu.

 

Un total de 120 crédits (3 crédits par matière) est nécessaire pour obtenir son diplôme d’ingénieur junior.

 

 

Question 4 : Quelles sont les possibilités de poursuites d’études après un bac en génie ?

 

Après un Bac en Génie on a la possibilité de faire une maîtrise ou de rentrer dans le monde du travail :

 

·         Soit une maîtrise en ingénierie à l’UQAR avec un grand choix de spécialités, soit une maîtrise en génie électrique ou en génie mécanique dans une autre université.

 

·        Après 2 années en entreprise, sous tutelle d’un ingénieur, l’Ordre des Ingénieurs du Québec (OIQ) nous sanctionne d’un diplôme d’Ingénieur. Ce diplôme est reconnu par l’état français au même titre qu’un ingénieur sorti d’une école d’ingénieur française.

 

 

Question 5 : Cette formation est-elle plutôt pratique ou plutôt  théorique ?

Chaque cours est constitué de 3h de théorie et de 3h de pratique. Cependant, l’approche est différente. En France par exemple, les maths ont une importance cruciale dans le parcours d’un électronicien alors qu’au Québec, l’importance est donnée à l’autonomie prise pour arriver à un objectif bien précis. La formation technique et la recherche sont privilégiées par rapport aux sciences pures.

 

 

Question 6 : Y a-t-il autant de projets qu’à l’IUT de Cachan ?

Il n’y a que 2 cours de projets obligatoires. Cependant, ces projets sont de grande envergure. Voici quelques exemples de projets proposés aux étudiants:

 

-        Mini Baja : course Nord américaine de véhicules à 4 roues.

 

-        Les jeux de génie : construire un robot et participer à une coupe inter-universitaire (équivalent à la coupe E=M6 en France).

 

-        UQARSAT : conception et fabrication de micro-satellites et nano-satellites fonctionnels.

 

-        sans oublier les ProjetMISS, Rikilynx, Robot-pompier, OctopussyII, Supermillage 2001, S.Y.S.MER, …

enfin certains projets sont inventés par les étudiants tels que : une machine à faire des pizzas, un banc d’essai hydraulique, …

Question 7 : Faites-vous un stage de fin d’étude en entreprise ?

Un stage obligatoire est à effectuer durant la dernière session de la dernière année, mais il peut être réalisé à partir de la deuxième année. Il dure 4 mois à temps plein ou 8 mois à mi-temps et il est rémunéré (environ 500 $ canadiens par semaine soit 375 €).

 

Question 8 : Est-il facile de trouver du travail après l’UQAR ?

 

Oui, 100 % des étudiants trouvent un travail intéressant. Certains commencent même pendant leur cursus scolaire. Par exemple, cette année un étudiant en 3eme année de mécatronique s’est vu confier la réalisation d’une machine industrielle de plusieurs milliers d’euros. Elle doit couper des têtes de poissons à la chaîne.

 

Sitographie :

 

L’Université du Québec à Rimouski :              www.uqar.qc.ca

 

Département de Génie (UQAR) :                      www.uqar.qc.ca/dmig

 

L’Ordre des Ingénieurs du Québec :               www.oiq.qc.ca

 

Ours

 

Responsables de la publication :     Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

 

Rédacteurs  & « Intervieweurs »:    Gaël Meriadec et Virginie Erdos .

 

Comité de rédaction :                          Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

 

« Interviewé » :                                   Samuel Cassou : SamuelJean.Cassou@UQAR.QC.CA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1]  Cette feuille a été rédigée dans le cadre d'un projet sciences en fin de deuxième année.

 

[2] De la rencontre entre deux professeurs de maths du CEGEP de Rimouski (Philippe Etchecopar) et de l'IUT de Cachan (NV) est née depuis quelques années, sous la houlette puissante et sans pareille de Pascale Vareille, une collaboration multiforme.

 

[3]  Avant lui, Marion Hamon qui fut la première à effectuer son stage à Rimouski, avait choisi de poursuivre ses études dans cette même université;  elle est encore étudiante à l'Université de Rimouski. Cette année, Eric Lourdeau (DUT 2005) s’est inscrit à l’Université de Rimouski.

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 00:19

Bonsoir;

C'était en avril 2006. Un voyage au fil des pérégrinations de Nicolas Mouchin. C'était la huitième feuille de Cachan. La dernière de l'année 2005-2006.

 

Huitième  feuille de Cachan

 

 

"Nicolas Mouchin : le Made in France à Taiwan"

 

 

-        Avril 2006  -

 

 

Avril 2006 : Rencontre avec Nicolas Mouchin (DUT 2003). Une rencontre sous le signe de ses pérégrinations aux Etats-Unis, en Pologne, au Canada, en Allemagne et … à Taiwan. NV

 

 

Question 1 : Qu'avez vous fait après le DUT ?

 

 

J’ai choisi de faire une carrière internationale, ce choix, je l’ai pris à l’IUT. À la fin de la première année, suite aux informations fournies par Sally Gérome, je suis parti travailler trois mois dans un parc aquatique à Houston aux Etats-Unis en tant que surveillant de baignade. Mon niveau en anglais s’est nettement amélioré, surtout à l’oral. Grâce à cette expérience, je me sentais capable de faire un stage à l’étranger. Profitant de la visite d’un cousin polonais à Paris, je lui ai parlé de mon projet. Il m’a dit avoir gardé contact avec un de ses ex-camarade de master qui est patron d’une entreprise d’électronique et qui parle bien l’anglais. Un mois après, j’avais mon adresse de stage chez Metronic Instruments* à Cracovie. J’y ai conçu des instruments de mesure pour l’industrie polonaise.

A ma sortie de l’IUT en juin 2003, j’ai fait une spécialisation d’un an à l’IUT d’Evry en licence PRO IRSII, Intégrateur Réseau et Services Intra/Internet. Pour valider la licence, il faut faire un stage de trois mois et demi en entreprise. Mon thème était « Les réseaux de communication avec les satellites à orbite basse » Je l’ai réalisé à l’Université du Québec à Rimouski en me joignant à l’équipe UqarSat*, un projet de l’université sur plusieurs années dont le but est de concevoir et d’exploiter un satellite d’une dizaine de kilogrammes en orbite à environ 700km d’altitude. J’y ai découvert la radioamateur ainsi que les protocoles de communications numériques utilisés par les radioamateurs du monde entier et qui peuvent être appliqués pour les communications terre-espace-terre. Ce stage est devenu un point clé de mon CV et m’a permit d’accéder plus facilement à mes premiers emplois.

 

 

Question 2 : Et après Rimouski  ?

 

 

J’ai essayé différents emplois en intérim : trois mois en tant que testeur de téléphone portable UMTS à Arcueil chez Assystem, deux mois, testeur de jeux vidéo chez Nintendo en Allemagne, trois mois, administrateur réseau chez Futurikon une société de dessins animés à Paris. Puis en novembre 2005, j’ai déposé mon CV sur un site du MINÉFI* qui propose des emplois de type <<Volontariat International>> en partenariat avec des entreprises françaises à l’étranger. Trois mois après, me voici chez Thalès à Taiwan pour un an et peut-être plus. Je tiens une place de spécialiste radio dans la branche taiwanaise. La société importe du matériel radio high-tech de type militaire, fabriqué par Thalès en France. Elle assure le service client et  adapte le matériel aux souhaits du client. Mon emploi consiste à créer de petits circuits électroniques spécifiques et à réparer le matériel radio qui souffre du climat taiwanais. C’est peut-être grâce à l’industrie du luxe que le <<Made in France>> demeure un critère de qualité aux yeux du monde.

 

 

Question 3 : Comment se passe la vie à Taiwan ?

 

 

En ce moment à Taiwan il fait 25 degrés, il pleut souvent mais la température est agréable pour un européen fraîchement arrivé. En été, il faut composer avec une température ambiante de 35 degrés, une forte humidité, les pluies tropicales et les ouragans. Avec tous ces ingrédients l’architecture des villes Taiwanaises offre des spécificités assez intéressantes. Les deux tiers du territoire sont à l’état vierge et il y a de très belles balades à faire, notamment les sources d’eau chaude avec vue sur la chaîne de montagne. Je prends des cours de Chinois depuis un mois et je pense être capable de pouvoir m’exprimer dans peu de temps…c’est une langue facile. L’écriture peut mettre du temps à être assimilée, surtout à Taiwan où les caractères ne sont pas simplifiés. Heureusement que le pinyin, la transcription orale, est assez répandue et il est possible de lire en caractères latins le nom des rues. Le seul inconvénient est que l’orthographe n’est pas toujours la même : une ville peut avoir trois à quatre écritures différentes, par exemple la ville où je travaille s’appelle <<Xindian>> officiellement mais s’écrit <<Hsin Tien>> sur le bus que je prends chaque matin.

 

 

Question 4 : Restez-vous en contact avec d'autres condisciples de Cachan ?

A l'IUT, je formais une sorte de "quadrinôme" avec Alain Kegisoglu, Léonard Ly et Vincent Chauvet. Nous avons tous postulé dans une société de contrôle d’accès à Bezons (95), Nédap. Léonard y était en 2005 pendant huit mois, il a démissionné en décembre afin de tenter sa chance en Allemagne, du côté de Münster (Bavière). Malheureusement il ne trouve aucun emploi, le principal problème est qu’il ne parle pas l’allemand. Sa place étant vacante, sur ses recommandations, nous avons tous les trois postulé. J’ai postulé le premier, tout semblait correct mais je n’ai pas été retenu car le patron pressentait mon envie de voyager or le poste couvre la région Île-de-France. Cependant il était tellement impressionné par la qualité du travail de Léonard qu’il voulait absolument un employé de l’IUT de Cachan. Il a pris Alain et Vincent. Ils ont commencé en janvier, avec trois mois de mise a l’épreuve. Finalement, Vincent n’a pas été retenu, pour des raisons de baisse d’activité dans la société. Alain a signé son CDI fin mars.

 

 

Question 5 :  Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un étudiant de l'IUT ?

 

 

-        Pratiquer l’anglais. Profiter des grandes vacances pour aller faire un job d’été dans un pays anglophone. Ne pas hésiter à demander à vos professeurs d’anglais qui peuvent vous donner quelques bonnes adresses, comme par exemple le programme Work&Travel*.

 

 

-        Valoriser son DUT, savoir se vendre auprès des employeurs, prouver votre aptitude à travailler sur « le terrain ». Qualité primordiale de nos jours où il faut être très réactif.

 

 

-        Garder contact avec vos acolytes de l’IUT. C’est avec l’expérience partagée de vos  premiers entretiens d’embauche, ainsi que l’échange d’adresses entre vous que vous accèderez à l’emploi qui vous convient. Et si vous avez de bonnes adresses de stage pensez aux promotions prochaines de diplômés, c’est en offrant l’opportunité aux Cachanais de faire un bon stage que vous participez au développement du réseau de contacts de l’IUT afin de garantir une valeur ajoutée à votre diplôme pour les prochaines années.

 

 

 

La feuille de Cachan prend ses vacances. Prochaine feuille en septembre .

 

 

Sitographie :

 

 

* Metronic Instruments, site commercial  (en polonais) : www.metronic.com.pl

 

 

*UqarSat, site officiel présentant le projet : http://www.uqar.qc.ca/uqarsat

 

 

*MINÉFI : MINistère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (site VIE : www.civiweb.com)

 

 

*Work&Travel, les différents programmes d’échange : www.workingabroad.org

 

 

Ours

 

 

Responsables de la publication :     Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

 

 

Rédacteur  & « Intervieweur »:        Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

 

 

Comité de rédaction :                         Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

 

 

« Interviewé » :                                   nicolas.mouchin@thales-dlj.com.tw

 

 

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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 12:26

C'était en mars 2006. Quand  "l'intervieweur" s'interviewait" :

Septième feuille de Cachan

"Extraits d'entretiens"

     

  • Mars 2006 -
  •  

Mars 2006. Ce mois est consacré à une "interview de l'intervieweur". Extraits d'entretiens avec des étudiants pour répondre à des questions récurrentes sur la poursuite d'études. Des réponses pour ne plus y répondre. Des réponses pour entrouvrir des portes. NV

Peut-on continuer ses études après une licence professionnelle ? après une année d'étude en Angleterre ?

Les licences professionnelles apportent une spécialisation technique et n'ont pas vocation à préparer à une poursuite d'études dite "longue". Cela étant, il est toujours possible d'intégrer ensuite, par exemple, une école d'ingénieur par apprentissage. Ou passer le concours BTS/DUT. En général, on intègre en première année. Par ce biais là, on perd donc une année. Mais attention cette passerelle, possible, n'a rien d'automatique. La réponse, après une année d'étude en Angleterre, ou plus généralement à l'étranger, qu'il s'agisse de l'Outre Manche ou l'Outre Atlantique (Québec) serait similaire. Une année "ailleurs", si on joue le jeu, apporte forcément quelque chose (pratique effective d'une langue, découverte d'un nouveau système d'enseignement, etc) qui ne peut que renforcer un CV ou permettre d'accéder à une école. Cela ne ferme aucune porte. Cela ne les ouvre pas non plus.

 

Quelle différence y-a-t-il entre une formation par apprentissage et une formation classique ?

Dans une formation classique, il y a un seul acteur principal dans la formation de l'individu : l'établissement. Dans une formation par alternance, deux acteurs entrent dans la formation : l'établissement et l'entreprise d'accueil. Les (bonnes) écoles d'ingénieurs classiques visent des étudiants "académiques" (pas sélectifs, "bons" en théorie, etc). Ce modèle est essentiellement issue des écoles d'ingénieurs au sens du XIX ème siècle : l'ingénieur (presque toujours polytechnicien) est la figure centrale de la Révolution Industrielle. Les écoles par alternance, de création récente en France, regardent moins le profil "académique". Ce modèle est davantage inspiré par ce qui se passe Outre Rhin. En revanche, elles recherchent des étudiants ayant une certaine forme de maturité (capacité à travailler en équipe, sens pratique, etc) pas toujours "mesurée" par les notes. Il est donc primordial de se questionner, grâce à la variété des approches qu'on trouve en IUT (travail "classique", travail par projets, etc) si on n'est plus à même de s'épanouir dans une structure de formation par apprentissage ou une structure plus classique. Les profils de recrutement ne sont pas les mêmes, les finalités de sortie non plus. Sur le terrain, bien entendu, en général, un ingénieur issu d'une (bonne) formation classique peut espérer parvenir beaucoup plus rapidement chef de projet. L'ingénieur par alternance occupera davantage des fonctions "de terrain", en encadrant de (petits) groupe de techniciens. Mais là encore, il y a le discours général et les cas particuliers. Il est des paramètres qui ne s'apprennent pas à l'école, fut-elle, très prisée : la capacité à créer des dynamiques au sein d'un groupe par exemple.

Y a-t-il des échecs en écoles d'ingénieurs après l'IUT ?

Avant de répondre, je distinguerais les étudiants appuyés par l'équipe pédagogique de l'IUT lors du jury de poursuite d'études et ceux entrant dans les écoles par le biais d'un concours ou d'un dossier (malgré nos réserves!). Pour les premiers, de mémoire, je serais incapable de citer plusieurs noms dans la liste des échecs. Lorsque nous appuyons un étudiant, nous le faisons pour lui (donc ne cherchons pas à l'envoyer "au casse-pipe") essentiellement mais aussi afin de préserver les (bonnes) relations nous unissant aux établissements d'accueil. En effet, ternir ses relations (en envoyant des étudiants qui ne correspondent pas aux profils recherchés) pénaliserait les futurs étudiants. En cherchant un peu, je n'ai souvenir que d'une personne qui, brusquement, sur un coup de tête s'est arrêtée en première année d'école d'ingénieurs. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue mais je me souviens des nombreux coups de fil nécessaire pour rétablir la subtile relation nous unissant à la grosse ENSI, en question. Parmi les étudiants de l'an dernier, un également me cause des soucis. Il avait la réputation d'être sélectif dans le bon sens (20 au DS de maths de poursuite d'études par exemple) et dans le mauvais sens (en Anglais et en culture et communication essentiellement)! Nous avons pris le pari de l'appuyer (sur la même ENSI que précédemment). Il n'a malheureusement, semble-t-il, pas changé. Il risque l'exclusion, à moins d'un sursaut. Il en est capable. J'espère pour lui (surtout), pour nous et pour vous! Affaire à suivre. Pour résumer statistiquement, sur un échantillon d'environ 400 anciens étudiants ayant poursuivi en écoles d'ingénieurs, voici les seuls échecs que je retiendrais. Sans prétendre pouvoir être exhaustif sur les trajectoires de tous. Les autres ont évidemment plus ou moins souffert (certains, très rarement, ont redoublé) mais tous s'en sont sortis. A l'école et dans la vie dite active. Pour les autres étudiants, évidemment, là le bât peut blesser. Certaines écoles (peu scrupuleuses) prennent (trop) facilement. Même en cas de réussite, les premiers pas dans la vie professionnelle, ne sont pas ceux qu'on attendait après une école d'ingénieurs. Le tout n'est pas d'entrer dans une école mais d'en sortir, en construisant son projet, son parcours, en se posant les bonnes questions au bon moment, en écoutant les conseils avisés qu'on peut glaner ici ou là. Quand on la volonté, on trouve le chemin avait coutume de dire un ancien président.

 

A quoi sert le DS de maths de poursuite d'études ?

D'abord, il "mesure" si vous savez intégrer différents objets (fonctions de plusieurs variables et formes différentielles) indispensables dans les cours de physique mathématique en écoles d'ingénieurs pour mesurer des volumes, des surfaces, des notions issues de la physique mathématique (mécanique, thermodynamique, etc). Ensuite, il "mesure" une certaine combativité de l'étudiant : ce DS succède à une séquence d'enseignement sans TDs; le réussir montre un indéniable degré de motivation. Le rater n'est pas bon signe!

 

Comment sans nous connaître effectivement pouvez-vous émettre un jugement nous concernant ?

Lorsque je remplis un avis confidentiel ma signature n'est que l'émanation d'une décision collective, celle de l'équipe pédagogique composée d'enseignants qui vous connaissent un peu, beaucoup, passionnément, etc. L'avis certes subjectif s'appuie sur une base indiscutablement objective.

Comment savoir si vous expédiez tel ou tel dossier ?

A partir de cette année, j'assure un suivi des dossiers par le biais de mon blog . Je ne peux pas individuellement prévenir un étudiant chaque fois que j'effectue une démarche le concernant pour des raisons bassement exponentielles : je gère au bas mot environ quatre ou cinq cents dossiers par an et sûrement pas loin d'un millier d'emails pour les poursuites d'étude. D'autre part, toute entreprise humaine doit être fondée des rapports de confiance.

Ours

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Bien à vous. NV. [3 octobre 2006]. 

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