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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 10:26

Bonjour à tous;

La dixième feuille de Cachan s'envolait à Toulouse, "la ville rose". Bien à vous. NV

Dixième feuille de Cachan.

Entretien avec Jérôme Leclère (DUT 2005) :

" Cap sur Toulouse et l’ENSSEIHT "

     

  • Octobre 2006 –

     

 

Octobre 2006. Cap sur Toulouse, la " ville rose ". Une ville tournée vers les technologies avec – entre autres écoles – l’ENSSEIHT. Un ancien étudiant de Cachan y poursuit ses études. L’occasion de faire le point sur son parcours et de profiter de son expérience.

Quel était votre parcours avant d'entrer à l’IUT ?

Plus jeune, j’étais intrigué par tout ce qui concernait les domaines techniques et particulièrement par l’électronique, c’est donc naturellement que je me suis dirigé vers un Bac STI électronique. J’ai passé mon Bac au lycée Langevin Wallon à Champigny sur Marne (94) où l’électronique est en développement puisqu’un BTS dans ce domaine va être créé prochainement. J’ai beaucoup aimé cette période, c’est durant celle-ci que j’ai vraiment commencé à apprécier les cours. Pour la poursuite d’étude, j’ai pris conseil auprès de mes professeurs qui m’ont unanimement conseillé l’IUT de Cachan, qui de leur avis est un IUT qui offre une très bonne formation. Mon niveau me permettait de postuler, j’ai donc tenté ma chance puis intégré ce fameux IUT.

Comment s’est déroulée votre scolarité à l’IUT ?

Le début était assez difficile, pour cause d’adaptation, en général il me faut pas mal de temps avant de m’ouvrir et le trajet quotidien (environ 3h) laissait peu de temps pour le travail. Donc le premier semestre a été assez vide. Le deuxième semestre s’est mieux déroulé, le trajet n’avait pas changé mais il y avait beaucoup d’amélioration au point de vue relationnel. L’année suivante s’est très bien passée, j’étais en colocation avec un autre étudiant de l’IUT, donc plus de problème de trajet, et durant cette année, les cours sont plus " évolués " et il y a plus de projets, et celui de S4 permet vraiment de mettre en application ce qui a été vu et de concevoir quelque chose " tout seul " pour la première fois. Sinon, j’ai particulièrement apprécié les enseignements, je les ai trouvé de très bonne qualité (les enseignants y sont pour beaucoup) et c’est durant ces deux années que j’ai commencé à avoir une réelle ouverture d’esprit sur le monde et que j’ai commencé à vraiment réfléchir à l’avenir.

Comment intègre-t-on l’ENSEEIHT après un DUT ?

L’ENSEEIHT (Ecole Nationale Supérieure d’Electrotechnique, d’Electronique, d’Informatique, d’Hydraulique et des Télécommunications) est une grande école d’ingénieur (la première école spécialiste) et comme la plupart des grandes écoles, elle recrute principalement des personnes issues des CPGE par concours et quelques personnes d’autres formations (IUT, STS, Licence) sur dossier. La sélectivité est très importante, seulement 6 ou 7 étudiants sont acceptés sur toute la France. L’école fait particulièrement attention aux résultats des élèves dans les matières théoriques, i.e. les mathématiques. Pour une personne venant d’un IUT Geii, il est possible d’intégrer la filière Electronique et Traitement du Signal (celle où je suis actuellement) ou la filière Télécommunications & Réseaux.

Comment se passe votre scolarité à Toulouse ?

Comme à l’IUT les débuts ont été difficiles, l’arrivée dans une ville nouvelle où on ne connaît personne est assez dure. Donc le premier semestre a été complètement vide, je n’étais pas plongé dans les cours, j’en ai " profité " (terme sûrement mal choisi) pour visiter un autre monde, celui des mathématiques, j’ai lu plusieurs livres (pas de cours mais plutôt sur les pourquoi et comment et sur l’histoire), dont certains signés de votre main . Ensuite au second semestre, je me suis ressaisi, il a fallu se mettre au travail et très sérieusement, ce semestre a été dur au niveau du rythme et de la quantité de travail mais ça a porté ses fruits, puisque je suis finalement passé en seconde année. Cette année se présente sous de très bons auspices, j’ai retrouvé la motivation et l’" amour " d’apprendre que j’avais auparavant, les cours deviennent plus précis et plus pointus, beaucoup de projets sont prévus, j’ai moi-même un projet personnel en cours. Sinon, je suis très content des enseignements, je trouve qu’ils sont de très bonne qualité, que les enseignants sont très compétents et qu’ils ont vraiment envie de faire partager leur savoir. De plus, l’école est située en plein centre ville (15 min à pied du Capitole), ce qui présente beaucoup d’avantages.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant d'aujourd'hui ?

Je dirai tout d’abord un petit mot sur les langues étrangères. Ce que je vais dire va probablement fortement étonner certaines personnes me connaissant mais je conseillerai à tous les élèves de vraiment travailler les langues étrangères et en particulier l’anglais. D’une part, c’est très utile, par exemple, 99,99% des documentations techniques doivent être en anglais, et si l’on recherche des informations sur un sujet quelconque, il y a beaucoup plus de chances de trouver son bonheur dans la littérature ou sur des pages Web anglo-saxonnes plutôt que francophones. D’autre part, il y a de fortes chances d’être amené à parler en anglais dans un futur travail, surtout dans de grandes sociétés internationales. A ma connaissance, à ce jour tous les étudiants de n'importe quelle école doivent réussir le concours du TOEIC afin d’obtenir leur diplôme d’ingénieur. Et puis, on en a souvent une vision scolaire, il est vrai que l’on reçoit des cours, mais ce ne sont pas des matières, ce sont des langues, donc qui dit langue dit peuple, histoire, culture, etc. Je pense qu’il faut les voir autrement que comme de simples cours. Sinon, je dirai aux étudiants de commencer à réfléchir assez tôt sur ce qu’il souhaite faire, au moins après l’IUT même s’ils n’ont pas encore d’idée fixe sur un travail ou une spécialité et de ne pas se retrouver au dernier moment sans avoir réfléchi sérieusement et faire quelque chose par défaut, plutôt que par envie. Si on n’a pas d’idée, il faut se renseigner, aller dans des salons, demander des avis auprès de professeurs ou d’anciens. Il ne faut pas oublier que cette période est primordiale dans le cours de la vie, c’est elle qui va l’orienter.

Comment envisagez-vous votre carrière professionnelle à moyen terme ?

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas d’idée précise sur un métier, mais je pense avoir trouvé ma spécialité, le traitement du signal. L’école offre beaucoup de possibilités pour la troisième année, je suis en train de réfléchir fortement à la question, j’aimerais bien partir à l’étranger, particulièrement en Suède où l’école à un partenariat avec une très grande université (Chalmers) qui propose un Master très intéressant sur les systèmes de communication et le traitement du signal. J’ai encore un an pour y réfléchir mais j’espère vraiment que je pourrai aller à l’étranger. Et pour la suite, seul l’avenir le dira.

 

Ours

Responsables de la publication : Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

Rédacteur & " Intervieweur ": Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

Comité de rédaction : Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

" Interviewé " : Jérôme Leclère (Jerome.Leclere@etu.enseeiht.fr)

 

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Published by Norbert Verdier - dans La Feuille de Cachan
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