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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 00:19

Bonsoir;

C'était en avril 2006. Un voyage au fil des pérégrinations de Nicolas Mouchin. C'était la huitième feuille de Cachan. La dernière de l'année 2005-2006.

 

Huitième  feuille de Cachan

 

 

"Nicolas Mouchin : le Made in France à Taiwan"

 

 

-        Avril 2006  -

 

 

Avril 2006 : Rencontre avec Nicolas Mouchin (DUT 2003). Une rencontre sous le signe de ses pérégrinations aux Etats-Unis, en Pologne, au Canada, en Allemagne et … à Taiwan. NV

 

 

Question 1 : Qu'avez vous fait après le DUT ?

 

 

J’ai choisi de faire une carrière internationale, ce choix, je l’ai pris à l’IUT. À la fin de la première année, suite aux informations fournies par Sally Gérome, je suis parti travailler trois mois dans un parc aquatique à Houston aux Etats-Unis en tant que surveillant de baignade. Mon niveau en anglais s’est nettement amélioré, surtout à l’oral. Grâce à cette expérience, je me sentais capable de faire un stage à l’étranger. Profitant de la visite d’un cousin polonais à Paris, je lui ai parlé de mon projet. Il m’a dit avoir gardé contact avec un de ses ex-camarade de master qui est patron d’une entreprise d’électronique et qui parle bien l’anglais. Un mois après, j’avais mon adresse de stage chez Metronic Instruments* à Cracovie. J’y ai conçu des instruments de mesure pour l’industrie polonaise.

A ma sortie de l’IUT en juin 2003, j’ai fait une spécialisation d’un an à l’IUT d’Evry en licence PRO IRSII, Intégrateur Réseau et Services Intra/Internet. Pour valider la licence, il faut faire un stage de trois mois et demi en entreprise. Mon thème était « Les réseaux de communication avec les satellites à orbite basse » Je l’ai réalisé à l’Université du Québec à Rimouski en me joignant à l’équipe UqarSat*, un projet de l’université sur plusieurs années dont le but est de concevoir et d’exploiter un satellite d’une dizaine de kilogrammes en orbite à environ 700km d’altitude. J’y ai découvert la radioamateur ainsi que les protocoles de communications numériques utilisés par les radioamateurs du monde entier et qui peuvent être appliqués pour les communications terre-espace-terre. Ce stage est devenu un point clé de mon CV et m’a permit d’accéder plus facilement à mes premiers emplois.

 

 

Question 2 : Et après Rimouski  ?

 

 

J’ai essayé différents emplois en intérim : trois mois en tant que testeur de téléphone portable UMTS à Arcueil chez Assystem, deux mois, testeur de jeux vidéo chez Nintendo en Allemagne, trois mois, administrateur réseau chez Futurikon une société de dessins animés à Paris. Puis en novembre 2005, j’ai déposé mon CV sur un site du MINÉFI* qui propose des emplois de type <<Volontariat International>> en partenariat avec des entreprises françaises à l’étranger. Trois mois après, me voici chez Thalès à Taiwan pour un an et peut-être plus. Je tiens une place de spécialiste radio dans la branche taiwanaise. La société importe du matériel radio high-tech de type militaire, fabriqué par Thalès en France. Elle assure le service client et  adapte le matériel aux souhaits du client. Mon emploi consiste à créer de petits circuits électroniques spécifiques et à réparer le matériel radio qui souffre du climat taiwanais. C’est peut-être grâce à l’industrie du luxe que le <<Made in France>> demeure un critère de qualité aux yeux du monde.

 

 

Question 3 : Comment se passe la vie à Taiwan ?

 

 

En ce moment à Taiwan il fait 25 degrés, il pleut souvent mais la température est agréable pour un européen fraîchement arrivé. En été, il faut composer avec une température ambiante de 35 degrés, une forte humidité, les pluies tropicales et les ouragans. Avec tous ces ingrédients l’architecture des villes Taiwanaises offre des spécificités assez intéressantes. Les deux tiers du territoire sont à l’état vierge et il y a de très belles balades à faire, notamment les sources d’eau chaude avec vue sur la chaîne de montagne. Je prends des cours de Chinois depuis un mois et je pense être capable de pouvoir m’exprimer dans peu de temps…c’est une langue facile. L’écriture peut mettre du temps à être assimilée, surtout à Taiwan où les caractères ne sont pas simplifiés. Heureusement que le pinyin, la transcription orale, est assez répandue et il est possible de lire en caractères latins le nom des rues. Le seul inconvénient est que l’orthographe n’est pas toujours la même : une ville peut avoir trois à quatre écritures différentes, par exemple la ville où je travaille s’appelle <<Xindian>> officiellement mais s’écrit <<Hsin Tien>> sur le bus que je prends chaque matin.

 

 

Question 4 : Restez-vous en contact avec d'autres condisciples de Cachan ?

A l'IUT, je formais une sorte de "quadrinôme" avec Alain Kegisoglu, Léonard Ly et Vincent Chauvet. Nous avons tous postulé dans une société de contrôle d’accès à Bezons (95), Nédap. Léonard y était en 2005 pendant huit mois, il a démissionné en décembre afin de tenter sa chance en Allemagne, du côté de Münster (Bavière). Malheureusement il ne trouve aucun emploi, le principal problème est qu’il ne parle pas l’allemand. Sa place étant vacante, sur ses recommandations, nous avons tous les trois postulé. J’ai postulé le premier, tout semblait correct mais je n’ai pas été retenu car le patron pressentait mon envie de voyager or le poste couvre la région Île-de-France. Cependant il était tellement impressionné par la qualité du travail de Léonard qu’il voulait absolument un employé de l’IUT de Cachan. Il a pris Alain et Vincent. Ils ont commencé en janvier, avec trois mois de mise a l’épreuve. Finalement, Vincent n’a pas été retenu, pour des raisons de baisse d’activité dans la société. Alain a signé son CDI fin mars.

 

 

Question 5 :  Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un étudiant de l'IUT ?

 

 

-        Pratiquer l’anglais. Profiter des grandes vacances pour aller faire un job d’été dans un pays anglophone. Ne pas hésiter à demander à vos professeurs d’anglais qui peuvent vous donner quelques bonnes adresses, comme par exemple le programme Work&Travel*.

 

 

-        Valoriser son DUT, savoir se vendre auprès des employeurs, prouver votre aptitude à travailler sur « le terrain ». Qualité primordiale de nos jours où il faut être très réactif.

 

 

-        Garder contact avec vos acolytes de l’IUT. C’est avec l’expérience partagée de vos  premiers entretiens d’embauche, ainsi que l’échange d’adresses entre vous que vous accèderez à l’emploi qui vous convient. Et si vous avez de bonnes adresses de stage pensez aux promotions prochaines de diplômés, c’est en offrant l’opportunité aux Cachanais de faire un bon stage que vous participez au développement du réseau de contacts de l’IUT afin de garantir une valeur ajoutée à votre diplôme pour les prochaines années.

 

 

 

La feuille de Cachan prend ses vacances. Prochaine feuille en septembre .

 

 

Sitographie :

 

 

* Metronic Instruments, site commercial  (en polonais) : www.metronic.com.pl

 

 

*UqarSat, site officiel présentant le projet : http://www.uqar.qc.ca/uqarsat

 

 

*MINÉFI : MINistère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (site VIE : www.civiweb.com)

 

 

*Work&Travel, les différents programmes d’échange : www.workingabroad.org

 

 

Ours

 

 

Responsables de la publication :     Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

 

 

Rédacteur  & « Intervieweur »:        Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

 

 

Comité de rédaction :                         Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

 

 

« Interviewé » :                                   nicolas.mouchin@thales-dlj.com.tw

 

 

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Published by Norbert Verdier - dans La Feuille de Cachan
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