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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 23:34

C'était hier, c'était il y a un an. Le temps de la première feuille de Cachan  (la photo a été ôtée dans cette version électronique) :

"1ère feuille de Cachan

Entretien avec Christophe Hecquet (DUT 2000) :

"Aux confins de l’optique et de l’électronique"

 

 

-Septembre 2005-

Cette feuille mensuelle a pour objectif de tisser un réseau relationnel entre étudiants d’hier et étudiants d’aujourd’hui afin d’aider ces derniers à s’orienter dans leur parcours universitaire et professionnel. Chaque mois on s’entretiendra avec un "ancien" (ou avec une personne susceptible d’éclairer nos étudiants d’électronique). Septembre sera l’occasion de rencontrer Cristophe Hecquet, diplômé en 2000. Une rencontre aux confins de l’optique et de l’électronique dans "l'esprit Cachan". N.V.

Question 1 : Quel a été votre parcours avant l’IUT ?

L'origine de mon parcours scolaire a été guidé par l'un de mes enseignants M. Tasserit qui m'a fait découvrir l'optique par le biais d'un atelier d'holographie au lycée , pendant que mon père me transmettait le virus de l’électronique. Le mélange se décline sous différents mots barbares : optronique, optoélectronique ou encore électro-optique. J'ai toujours été attiré par les expériences de sciences et de technologie. La filière bac S avec les spécialités physique-chimie et technologies industrielles (sciences de l'ingénieur) me convenait donc parfaitement. Je tiens à préciser que les maths n'étaient vraiment pas mon fort : moins il y en avait mieux je me portais ! Ceci a néanmoins un inconvénient majeur : il faut comprendre ce que l'on fait et être critique vis-à-vis de ses résultats expérimentaux !!!

Question 2 : Pendant ?

L'IUT a été une libération vis-à-vis du poids de la structure du lycée qui moule les personnes. J'ai apprécié les premiers travaux de développement en maquette d'électronique et de programmation. L'interaction directe avec les enseignants m'a permis d'approfondir mes idées sur des sujets hors programme ou de découvrir des domaines d'applications insoupçonnables. Mes premières expériences dans l'industrie et les cours de culture générale m'ont bien montré qu'un DUT me permettrait difficilement d'aboutir dans une équipe de Recherche & Développement (R & D). Je gardais en tête mon "expérience" en optique avec l'idée de poursuite d'étude. Deux écoles avaient attiré mon attention : l'ENSSAT et la IFIPS-optronique(anciennement NFIO), par un programme équilibré optique-électronique.

 

Question 3 : Après ?

Je suis entré à la NFI-Optronique, nouvellement rebaptisée Institut des Formations d'Ingénieurs de Paris Sud [IFIPS] département optronique. Mon admission s'est faite en seconde année (les bases de laser et d'optique) sur le cycle de 5 ans. La formation était particulièrement orientée vers la pratique avec de nombreux stages pour appliquer la théorie : 2 stages de technicien de 3 mois, un stage de d'aide ingénieur de 6 mois et un stage de fin d'étude d'ingénieur de 6 mois. Les stages doivent être choisis avec une ligne directrice qui permet de bien vendre son CV à la fin de ses études : électronique analogique, métrologie, informatique industrielle ou autre… Il faut aussi savoir profiter de cette période obligatoire pour se faire plaisir et découvrir de nouvelles choses : PME, grand groupe, laboratoire en France ou à l'étranger. Mes 3 mois à Prague (CZ) et 6 mois à Southampton (GB) sont vraiment des moments inoubliables et très enrichissants pour moi (autre culture, ouverture d'esprit, autre langue, autres méthodes de travail, …).

 

Question 4 : Et maintenant ?

J'ai réalisé ma première "expérience" en qualité d'ingénieur R&D dans une PME très dynamique : Imagine Optic. Les projets dont j'étais en charge m'ont mis en collaboration avec des laboratoires et des industriels. Ceci m'a rapproché du monde de la recherche où j'ai décidé de continuer en thèse sur la même thématique : métrologie des rayonnements extrêmes ultraviolets . Actuellement, nous terminons la phase de financement : elle implique un industriel, le CNES et le laboratoire Charles Fabry de l'Institut d'Optique.

 

Question 5 : Quels conseils donneriez-vous à un étudiant d’aujourd’hui ?

Se faire plaisir dans ce qu'il fait et savoir capitaliser son savoir et son expérience sont les premiers objectifs. Pour l'application ça consiste à bien choisir ses stages, observer et comprendre le système qui nous entoure, souvent déroutant en France, pour évoluer selon sa volonté. Pour résumer, il faut s'affirmer "sans s'interdire de réfléchir" (M. Belloc ). Un point moins "sympathique" : les langues étrangères. Elles sont indispensables pour développer de bonnes relations avec les étrangers : nous ne sommes pas le centre du monde. Savoir discuter, lire et écrire en anglais est devenu indispensable surtout si vous désirez partir à l'étranger, travailler sur des projets internationaux ou faire de la recherche. Sans aller aussi loin, la compréhension d'un document en anglais est indispensable. La connaissance d'autres langues est un atout. Il n'y a pas que la technique dans la vie. N'hésitez pas à développer vos passions dans des activités culturelles, humanitaires, sportives …Vos compétences pourront aider le groupe que vous intégrerez, vous gagnerez en expérience et vous prendrez plus de recul sur votre activité professionnelle.

Sitographie : speleo.minos.free.fr. & www.lacrochechoeur.com.

Ours

Responsables de la publication : Georges Michaïlesco & Gilles Raynaud

Rédacteur & " Intervieweur ": Norbert Verdier (norbert.verdier@iut-cachan.u-psud.fr)

Comité de rédaction : Sally Gérome, Pascale Vareille, Norbert Verdier.

" Interviewé " : Christophe Hecquet (christophe.hecquet@iota.u-psud.fr)"

 

Bien à vous. NV [Le 8 septembre 2006].

 

 

 

 

 

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Published by Norbert Verdier - dans La Feuille de Cachan
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